Est-ce remboursé par la Sécurité sociale ?
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Oui, intégralement : la reconstruction mammaire après cancer est une chirurgie réparatrice, prise en charge dans son ensemble (gestes principaux, symétrisation, mamelon, tatouage de l'aréole). Une part de dépassement d'honoraires peut s'appliquer selon la complexité — à clarifier avec votre mutuelle.
Quand reconstruire — immédiatement ou plus tard ?
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Cela dépend de votre parcours oncologique. La reconstruction immédiate (dans le même temps que la mastectomie) évite l'épreuve du « sein absent », mais nécessite l'accord de l'oncologue (pas de radiothérapie prévue, terrain favorable). La reconstruction différée laisse plus de temps pour décider, et un terrain stabilisé. Aucune des deux n'est intrinsèquement « meilleure » — c'est la concertation qui décide.
Quelle technique choisir ?
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Le choix se fait en consultation, selon votre histoire, votre morphologie, votre préférence (avec ou sans corps étranger), et l'état de votre peau (irradiée ou non). Le chirurgien expose les options ; il n'y a pas une « bonne » technique universelle.
Vais-je retrouver un sein « comme avant » ?
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Le but n'est pas de retrouver le sein d'avant — c'est impossible — mais de restituer une silhouette. Le résultat moderne est très satisfaisant : galbe, symétrie habillée, possibilité de mamelon. La sensation peut différer (peau moins sensible), mais l'aspect visuel est convaincant.
Combien de temps dure le parcours ?
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De plusieurs mois à 1-2 ans en moyenne. Reconstruction en 2 temps avec implant : 6 mois entre les étapes. Lipofilling : 2-4 séances espacées de 4-6 mois. Lambeau : geste unique long, mais convalescence plus marquée. Tatouage de l'aréole en finale, à votre rythme.
Et si je ne veux pas reconstruire ?
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C'est un choix légitime et respecté. De nombreuses femmes choisissent de vivre sans reconstruction, parfois avec une prothèse externe, parfois sans. La consultation est un espace d'écoute sans pression : aucune décision n'est imposée.
La reconstruction altère-t-elle la surveillance du cancer ?
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Non. Le suivi oncologique reste organisé par votre oncologue. Les examens d'imagerie sont adaptés (échographie, IRM si implants) mais la surveillance carcinologique générale n'est pas compromise. À discuter avec votre oncologue.
Et la reconstruction du mamelon, c'est lourd ?
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Non, c'est l'étape la plus légère : sous anesthésie locale, en ambulatoire. Reconstruction du relief par lambeau local cutané, puis tatouage médical 3D de l'aréole quelques semaines plus tard. C'est souvent un moment fort du parcours — beaucoup de patientes le décrivent comme « la vraie fin ».
Y a-t-il des risques spécifiques ?
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Outre les risques chirurgicaux classiques (hématome, infection), chaque technique a ses spécificités : pour les implants, la contracture capsulaire ; pour les lambeaux, le risque de souffrance ou de nécrose vasculaire ; pour le lipofilling, la résorption partielle. Tout cela est détaillé par écrit en consultation.
Puis-je avoir une autre grossesse après ?
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Oui, une grossesse reste possible après reconstruction. Selon la technique, l'aspect peut être un peu modifié par la grossesse. À discuter en consultation avec votre chirurgien et votre oncologue.